The Daily Shaarli
Je ne sais pas pour vous, mais en ce moment j'ai cette drôle de sensation, quelque soit l'action que je réalise, de ne faire que transiter des quantités d'un tampon à un autre. Un tampon au sens de "réservoir". Une quantité d'information, d'énergie, de matière, au choix (les trois n'étant après tout que trois façon de décrire la même chose).
Alors vous allez me dire : "Merci Captain Obvious". Vous aurez raison.
Mais après tout, tout n'est que question de point de vue, alors celui-ci peut valoir autant qu'un autre.
Et cette impression répétitive, permanente, et même rémanente, parfois, de ne faire que pomper comme un shadok, sans jamais que le process ne semble réellement produire quoique ce soit que son propre mouvement. Cette impression laisse un drôle de goût sur la langue. Ou plutôt un manque de goût.
Quelle fin ? Quel but ?
On dit souvent (et je le crois), que c'est bien le chemin qui est intéressant, pas la destination en elle-même. Mais quand le chemin semble n'être fait que de tampons à vider et à remplir (qui plus est, souvent les mêmes et de la même façon), ce chemin semble perdre un peu de goût.
PS : pour ceux qui ne verraient pas de quels tampons je parle : manger, dormir, les mails, lire des articles, les shaarlier, fixer des bugs, arroser les plantes, se laver, se couper les cheveux, et presque tout le reste... toutes ces choses peuvent être vues comme des réservoir qui soit doivent être vidés pour être ensuite progressivement remplies, ou bien, à l'inverse être remplies pour progressivement se vider autre part, ou encore les actions de vider/remplir.
Y’a un élément en faveur de github que je n’ai pas vu (sauf erreur de ma part) ni dans l’article, ni dans les commentaires (y compris ceux de l’article d’origine) : l’aspect « social » de github.
Le fait qu’un seul profil rassemble un grosse part de la contribution open source d’un dév. Ne nous le cachons pas : on est fier d’afficher que l’on a participé à X projets, poussé ou mergé Y pull request, contribué à Z issues. Ça caresse l’égo, et pour ceux d’entre nous qui sont développeurs le jour et la nuit, ça nous fait un « book » accessible à n’importe quel recruteur en un clin d’œil. Recruteur qui a plus de chance de saisir l’activité d’un dév sur github qu’en fouillant dans les entrailles des commits de 10 forges différentes (effort qu’il ne ferait sans doute pas).
Je ne sais pas s’il est possible de constituer un profil « inter-instances » sur gitlab, mais j’imagine que récupérer également cette caractéristique de github aiderait à attirer de nouveaux dévs ou projets.
